6 etapes de travail
5 presentations du projet
1 CREATION
1 performance
du 7 au 12 sept.
au Manege fonck
rue Ransonnet 2 - 4020 Liège
1 creation
" et pourtant le soleil se leve ! "
Damien Trapletti

manege fonck
07.09 - 19H45+ + 12.09 - 21H
Chère spectatrice, cher spectateur,
Quelques phrases pour vous permettre d’imaginer un peu notre affaire. D'abord, il s'agit d’un premier spectacle, d’un seul en scène, une comédie. Comme un recueil d'histoires. Des histoires qui tournent autour du besoin de croire et d’un désir d’absolu. Nous croyons, tous les jours !… à des valeurs (sociales), des principes (moraux), à la grande Histoire, aux petites, au récit dominant ou aux autres... Croire, c’est une des façons pour nous de vouloir qu’une chose existe. Et pour la faire exister, on la répète. Comme un spectacle, qu’un acteur répète, encore et encore.
Dans cette salle de théâtre, vous suivrez, comme dans un songe, les réflexions d’un acteur et de sa petite société, sur ce qui est nécessaire pour qu’un homme en ait encore quelque chose à foutre que le soleil se lève !
Regards extérieurs et collaboration à l’écriture : Bastien Montès et Sarah Testa | Soutien (très précieux) à la production : Catherine Hance | Création Lumière : Valentine Derauw | Scénographie : Nicolas Mouzet-Tagawa | Costumes : Esther Denis | Ecriture et Jeu : Damien Trapletti | Soutiens : La chaufferie acte 1, la Plateforme Factory/Liège, le Festival de Liège/Manège Fonck, Arsenic2, Zoo Théâtre, Théâtre & Publics, la Fédération Wallonie-Bruxelles | Remerciements tout particuliers à : Guillaume Gendreau, ainsi qu’à Marie Devroux, Marthe Wetzel, Karim Daher, Antoine Herbulot, Valérie Kurevic, Clément Papachristou, Delphine De Baere, Philippe Taszman, Emilie Dewit et Florent Baugnet | ©Caravage (L'incrédulité de Saint-Thomas, vers 1603) | Durée : 1h30’
6 ETAPES DE TRAVAIL
Lucas Meister

manege fonck
11.09 - 22h + 12.09 - 16h30
Depuis l’enfance je suis attiré par les maisons abandonnées. Je les repère et je rôde autour, cherchant le moyen d’entrer. Il y a quelques années j’ai visité une maison qui semblait abandonnée depuis longtemps : l’herbe avait poussé sur le chemin, aucune voiture ne passait depuis des années. Je suis entré par une remise où j’ai trouvé un accès à la cuisine. C’était en plein été et j’ai passé l’après-midi dans la pénombre à fouiner dans les armoires. Dans une chambre à l’étage, j’ai trouvé une liasse de lettres écrites par une main enfantine. Elles étaient retenues ensemble par un caoutchouc et rangées dans une boîte en carton. Je me suis assis dans un fauteuil et j’ai pleuré en comprenant au fil de la lecture que le petit Pierre (le prénom a été modifié) avait écrit ces quarante-trois lettres au fil de sept années sans jamais recevoir de réponse de celui qu’il appelait « Mon cher papa ».
Écriture et mise en scène : Lucas Meister | Avec : India Hair, Lucas Meister, Lucie Montay et Pierre Sartenaer | Scénographie, costume, lumière : Laura Opia | Regard extérieur : Marie Henry | Soutiens : la maison Auriolles, la CAV (bourse de recherche), la Plateforme Factory/Liège-résidence, la Maison de la culture de Tournai, M.A.R.S Mons arts de la scène, Théâtre Océan Nord | Merci à Delphine Friquet, Dominique Meister, Florence Touzalin, Couteau, Cap-Vert,et Gourde n°2 | ©Photo trouvée dans la maison abandonnée | Durée : 35’
L'art d''etre malade
Olivia Stainier

manege fonck
11.09 - 19h45 + 12.09 - 19h35
Dans un musée, une patiente est figée en statue. Un monsieur Loyal accueille le public. La femme a une maladie auto-immune très visible qui s’appelle l’alopécie universelle. Un jour, on lui a demandé de raconter ce que c'est, être malade.
Ça aurait pu s’appeler « Est-ce que les médecins ont peur du doute ? » ou « Pourquoi je mindfuck la binarité sans l’avoir voulu ? ». Peut-être même « Ce que j’ai trouvé sur le chemin de l’errance médicale ». Finalement, c’est « L’art d’être malade ».
La pièce, en cours de création, se nourrit de deux années de recherche. Elle mêle textes autobiographiques, théâtre, cirque et projections vidéo. Elle convoque l’imagination, l’histoire de l’art et l’aide de l’autre pour défendre une ré-humanisation de la santé.
Mise en scène, écriture, jeu : Olivia Stainier | Ecriture plateau, jeu : Majo Cázares | Collaboration à la mise en scène : Marie Devroux | Création vidéo : Simon Loiseau | Scénographie : Marion Menan l Chorégraphie : Melina Despretz | Costumes & accessoires : Baptiste Alexandre | Direction technique, création lumière : Katz Müller | Regard extérieur : Adeline Rosenstein | Direction de prod. : Brand Petry | Prod. déléguée : atelier210 | Coprod. : atelier210, Maison de la Culture de Tournai, La Gare Mondiale | Soutiens : La Chaufferie - Acte 1 ; Plateforme Factory / Liège ; Maison de la Culture de Tournai ; Théâtre des Martyrs - LABO ; Théâtre des 13 vents - CDN de Montpellier - l’atelier des auteur·ice·s ; la Maison Poème - la Pharmacie de mots et de sons ; Ad Lib - Résidences Belgium's LIBITUM ; Maison Ravage - Théâtre Océan Nord dans le cadre de l’atelier professionnel Anti-Université ; Garage29 - programme G.IN INCUBATOR 24/25 ; le Fonds de Recherche en Art (FNRS) ; l’Agence culturelle Départementale Dordogne - Périgord ; le Glob théâtre ; Vaisseau Mère ; La Fédération Wallonie Bruxelles | ©Simon Loiseau | Durée : 35’
C'est pour s'en souvenir
Marion Levesque

manege fonck
12.09 - 16h + 20h15
Un jour, j’avais sept ans, j’étais avec mon père au bar-tabac Chez Michel en Bretagne et quelqu'un a sorti un fusil pour qu’on lui donne des clopes. Depuis ce jour-là, je suis morte de peur. La faute à qui ? Moi ? Le type au fusil ? Mon père ? Les clopes ? Les fusils? Ou bien les structures capitalistes qui nous gouvernent et qui créent les situations d’inégalités socio-économiques dans lesquelles on vit ?
En Bretagne, il existe un truc très beau qui s’appelle la gwerz, c’est un chant qui a le pouvoir de transformer les événements tristes en moments de beauté à partager. Alors je me suis dit que j’allais faire ça au théâtre et que ça me ferait du bien. Et puis peut-être qu’à vous aussi au passage. Et puis, peut-être qu’après, on serait en capacité, comme dirait Stig Dagerman, « de nous retourner vers la terre et faire face aux organisateurs de l’oppression dont on est victime ».
Jeu, conception, écriture : Marion Levesque | Regard extérieur et dramaturgie : Victoria Lewuillon | Renfort regard extérieur : Antoine Cogniaux | Projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles | ©DR | Durée : 25’
Ludovic Drouet

MANEGE FONCK
11.09 - 20H40 + 13.09 - 18h30
J’ai toujours été fasciné par l'obscurité. Par ce qu’on appelle nos zones d’ombre. Nous avons toutes et tous une part sombre. C'est sans doute notre plus grand dénominateur commun. Nous formons une communauté de ténèbres. Peut-être est-il temps de ne plus refouler cette noirceur.
Un soir, je me suis tourné vers l’endroit le plus sombre de ma chambre. J’ai regardé l’obscurité dans les yeux et je lui ai demandé : “Comment tu t’appelles ?” L’obscurité ne m’a pas répondu. Mais elle s’est glissée à mon oreille et m’a raconté l’histoire de Steven.
Un petit garçon un peu atypique qui faisait toujours le même cauchemar. Un petit garçon qui habitait un ancien bassin minier, une aire industrielle où la misère faisait sa loi. Un petit garçon que les autres embêtaient, une sorte de souffre-douleur à qui la nuit proposa un pacte, une échappatoire et la possibilité, splendide, d’une révolution.
Conception marionnettes et décors : Marc Rilliet | Création sonore : Brice Agnès | Création costumes : Albane Roche-Michoudet | Manipulation : Juliette Tracewski et Orell Pernot-Borràs | Création lumière et mise en scène : Ludovic Drouet | Soutiens : la Plateforme Factory/Liège et le Corridor - Maison de création/Liège | Un projet de : die Wolken asbl/Bruxelles | Prod. déléguée : Théâtre Royal de l’Ancre/Charleroi | Remerciements : Patrick Corillon, Carine Ermans, Jean-Pierre Lescot, Théodora Ramaekers | ©Ludovic Drouet | Durée : 30’
Elise Eveno

STUDIO
11.09 - 21h15 + 12.09 - 17h10
Inspiré du Petit Chaperon Rouge, Into limbo explore l’intersection du théâtre, de la marionnette et du numérique. Le dispositif scénique repose sur un trio : femme, marionnette et loup, autour d’un lit qui se métamorphose. Familier puis étranger, il bascule vers l’inquiétant, zones grises où coexistent désir et répulsion, peur et fascination. Surface vivante, il devient interface entre intériorité et monde extérieur, médiation entre sphères physiques et virtuelles, interrogeant la possibilité de résilience. La circulation entre le corps de l’actrice et celui de la marionnette matérialise la fragmentation psychique du trauma : là où l’image précède le sens, et où ce qui a eu lieu ne disparaît pas. Conte sans morale, Into limbo ouvre des questions : Comment survivre à un traumatisme ? Se réapproprier son corps ? Retrouver sa force ?
Mise en scène : Élise Eveno Idée originale, interprétation : Marina Yerlès | Voix off : Janine Godinas | Scénographie, costumes, création numérique : Laurie-Anne Jauber | Création sonore : Gildas Bouchaud | Assistanat mise en scène : Enrico D’Ambrosio | Écriture du mouvement marionnettique : Bernard Clair | Dramaturgie : Ahmed Ayed | Soutien : la Bourse de Recherche de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Théâtre La Montagne Magique, Le Labeur-Dame de Pic-Cie Karine Pontiès , la Plateforme Factory/Liège-résidence | ©DR | Durée : 40’
Joey Elmaleh & Faustine Boissery

STUDIO
10.09 - 20H10 + 11.09 - 19h
(Cagole : nom féminin, femme populaire du sud de la France, réputée pour son franc-parler et son allure provocante.)
CAGOLE PARADISE est une comédie théâtrale aux accents de liturgie cabaretique.
C'est une réécriture de mythes chrétiens qui, maquillés et travestis, donnent à voir une histoire alternative de la grâce. À travers les figures fantasmées et actualisées de Frère Jacqueline, proche de François d’Assise et de la Cagole de Toutes les Douleurs, version bêta, grotesque et sublime de la Sainte Vierge – apparaît un tableau caustique et singulier des questions de genre, de désir, de violence, de foi et d'engagement.
CAGOLE PARADISE, un projet à l’énergie juvénile qui fuse de blagues (de mauvais goût), de chansons religieuses auto-tunées et de motif léopard; mais aussi d’illuminations sincères, de tendres bénédictions et d’humbles tremblements.
Écriture : Joey Elmaleh et Faustine Boissery | Interprétation : Lisa Sallustio, Emax Lamoulie, Nora Zrika, Faustine Boissery, Joey Elmaleh | Mise en scène : Laura Ughetto et Emilienne Flagothier | Son : Selma Raphard Ayadi | Lumière : Sibyl Cabello | Scénographie : Romée Laustriat | Costume : Mateo aka Lion ascendant Connasse | Soutiens : La Bellone, le BAMP, La Maison Poème, Théâtre Océan Nord, atelier210 | ©Jerome de stridon porte une robe - les belles heures du duc | Durée : 40’
5 PRESENTATIONS DE PROJET
Léonard Berthet-Rivière

studio
12.09 - 19h05
Et si le théâtre avait cessé d’exister ?
Dans un avenir mystérieux, trois personnages clownesques testent cette discipline oubliée sur le vrai public du soir, dissidents auto-désignés d'un monde qui ne tourne plus rond.
Les bribes d’un auteur ancien sont les seuls fragments restants de cet art qu’ils n’ont pas connu et qu’ils tentent maladroitement — et non sans peur — de ranimer.
Une expérience clandestine en direct, dangereuse, sans dispositif de sécurité.
Dystopie joyeuse | Écriture/mise en scène : Léonard Berthet-Rivière | Scénographie : Jérôme Souillot | Composition musicale : Maxence Vandevelde | Création costumes : Élise Abraham | Assistanat à la mise en scène : Estelle Renaud | Intervenante extérieure : Catherine Germain | Jeu (en alternance) : Léonard Berthet-Rivière, Laurent Capelluto, Muriel Legrand, Anaël Snoek et Alexandre Trocki | Soutiens : l’Infini théâtre & La chaufferie acte 1 dans le cadre du FSE+ | Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles |©Jérôme Souillot | Durée : 25’
Tiphaine van der Haegen

manege fonck
10.09 - 19h
« Le tracteur est-il une mauvaise chose ? Si ce tracteur était à nous – pas à moi, à nous – il serait une bonne chose. » John Steinbeck
Un plateau jonché de pneus, de grosses bâches en plastique, de cordes à ballots. Au centre, trône une table en bois design. Dans ce décor où les époques se mêlent, quatre interprètes vous invitent à un double trajet : une écriture fictionnelle inspirée d'œuvres traitant de la crise agricole qui éclate aux USA durant la Grande Dépression ; une écriture de plateau qui met en jeu avec humour les réalités du secteur agricole belge d’aujourd’hui.
Le premier projet de Tiphaine van der Haegen, metteuse en scène et agronome, fait résonner la puissance de grands récits poétiques aves les enjeux agricoles actuels.
Qui sème la colère creuse les rapports de concurrence et la fracture sociale en agriculture.
Une création 27-28 pour rendre le merveilleux à la terre.
Mise en scène : Tiphaine van der Haegen | Jeu : Irène Berruyer, Allan Bertin, Marie Devroux, Margaux Knittel | Scénographie : Claire Farah | Soutiens : La Maison de la Culture de Marche-en-Famenne (MCFA), la Plateforme Factory, La Fabrique de Théâtre, La chaufferie acte 1, la Fédération Wallonie-Bruxelles | Avec l’aide d’ILES asbl | ©DR | Durée : 25’
Lila Leloup - Clara Cesalli | collectif Les Furigond·e·s

manege fonck
12.09 - 17h45
Comment rester en contact avec ce qui nous entoure lorsque l’on est en communication constante avec un ailleurs ?
Moni, vendeuse pour la firme MEGABOITE, vient nous vendre une invention révolutionnaire : la MEGABOITE. Cette boite aux lettres est capable de centraliser, trier et distribuer tous nos messages, elle facilite nos moyens de communication et par conséquent, notre vie.
Mais avant même que Moni n’entame sa démonstration, la situation tourne au chaos lorsque cette MEGABOITE produit un flux continu de courriers. Victime de la situation, elle tente désespérément de répondre à cette avalanche de correspondance tout en essayant de nous vendre son nouvel outil censé être « si facile à utiliser ».
Ses échecs questionneront avec humour le rapport particulier que nous entretenons avec nos messageries virtuelles.
Interpétation : Clara Cesalli | Mise en scène et écriture: Lila Leloup | Assistant·e·s mise en scène : Clarina Sierro | Scénographie : Valérie Périn | Création sonore : Rachel Morend | Regard acrobatique-jonglerie : Alonso Matia Gonzalez Barria | Regard chorégraphique : Eliana Stroobant | Costume : Guillaume Leloup | Création Lumière : Lauriane Tissot | Aide scénaristique et dramaturgique : Elima Héritier, Aurelio Mergola, Paul Pourveur | Construction décors : Asbl Devenir - atelier de construction de Latitude 50, Jeremy Suleau, Valérie Périn | Une création du collectif Les Furigond·e·s , À Consommer de Préférence Avant (CH) et Griffes asbl | Coproductions : La Gare – arts et jeunesse – Monthey (CH), Central La Louvière, Compagnie Point Zéro, Centre Culturel du Brabant Wallon, Plateforme Factory | Soutiens : Fédération Wallonie-Bruxelles – Service des Arts Forains, du Cirque et de la Rue, Canton du Valais (CH), Bourse Écriture en Campagne, une aide à l'écriture à Latitude 50 en collaboration avec la SACD Belgique, la SSA Suisse et Théâtre et Publics asbl, Latitude 50 et l’asbl Devenir - une formation à la réalisation de décors, Le Centre des Arts de la rue de Ath - CAR, Le festival Fais comme chez toi (CH), Le Spot Sion (CH), Centre culturel du Brabant wallon, Centre Culturel Wolubilis, Corridor, 38 Centre Culturel de Genappe, La Chaufferie acte 1, Mademoiselle Jeanne bureau de diffusion, la Compagnie What’s Up, Simon Haineaux| ©DR | Durée : 25’
Quentin Chaveriat

manege fonck
10.09 - 19h30
Stronger est un projet qui se situe quelque part entre danse, théâtre et performance et qui met en scène des athlètes professionnels pratiquant le bodybuilding. Le bodybuilding est une pratique sportive exigeante et souvent incomprise, qui nécessite une rationalisation de tous les aspects du quotidien pour construire un corps hors-normes. Que raconte de notre rapport au corps une discipline aussi engageante, voire extrême ?
Une recherche est menée, en collaboration avec les athlètes, sur la faillibilité humaine, générant un contraste fort avec une discipline qui, en apparence, évoque la force et l’invincibilité.
Nous explorons les histoires de corps et les endroits de vulnérabilité qui s'y laissent entrevoir et face auxquels le corps s'est construit comme une armure.
Pour cela, les athlètes-interprètes vont déconstruire le répertoire de poses propre aux compétitions dans le but de disséquer leur rapport à la discipline : comment iels en sont arrivé.e.s là, quel est leur rapport intime au muscle, et l'ultime question : qu'y a-t-il après le muscle ?
Pour la présentation de projet : Quentin Chaveriat & Denis Vande Putte | Mise en scène et direction artistique : Quentin Chaveriat | Assistante à la chorégraphie : Emilie De Vlam | Dramaturge : Marianne Chargois | Direction technique et création lumières : Florentin Crouzet-Nico | Création musicale : Eliott Delafosse | Scénographie : Laura Erba | Costumes : Anicia Echeverria | Avec : Jennifer Teuwen, Denis Vande Putte, Nathalie Gassel (en cours) | Un projet Ravie Asbl (la Sombre Compagnie) coproduit par les Brigittines | Durée : 20’
debris d'AMOUR
Alba Porte | C.A.L.M.A cie

manege fonck
10.09 - 20H55
Un frère et une sœur partent retrouver leur mère, qui sort de prison après une longue peine. Leur voyage bascule lorsqu’iels découvrent qu’elle ne les a pas attendu·es. Face à cette nouvelle absence, ressurgissent les souvenirs, les blessures, et la force d’un lien forgé dans le manque.
Les spectateur·ice·s revisitent avec elleux les lieux d’enfermement, les endroits clos qui ont jalonné leurs vies : la cellule de prison, la chambre où, quand iels étaient petit·e·s, la police a arrêté leur mère, les piaules du foyer et des familles d’accueil.
Comment se construire quand on grandit dans l’ombre d’un·e parent·e incarcéré·e ? Comment aimer quelqu’un·e que le monde vous interdit d’aimer ? Au cœur du récit, il y a la complexité du lien entre un frère et une sœur. Un lien qui résiste. Qui vacille. Qui s’invente une langue et des mondes pour survivre.
Ecriture, conception, jeu : Angèle Baux Godard & Clément Gœthals | Création scénographie et costumes : Cécile Gacon | Direction acteur·ice : Eline Schumacher | Intervenant improvisation : Aurélien Labruyère | Construction : Olivier Gauducheau | Partenaires : La FACT - Groupe collaboratif contrat-programmé, La Charge du Rhinocéros - Prod. et Diff., Cie Fantôme | Accueil en résidence : B.A.M.P. / Le Château de Monthelon, Le Théâtre royal de l’Ancre, La chaufferie acte 1 | « chez les culotté·es » Partenaires des “Plus qu’une pièce” : Le Relais Enfants-Parents asbl | Avec l’aide de La Fédération Wallonie-Bruxelles | ©Cécile Gacon | Durée : 25’
1 performance (parcours factory)
Sarah & Rachel Brahy

manege fonck
12.09 - 15H35
Après Hôtel Yankee lors de l'édtion 25, Sarah et Rachel Brahy poursuivent leur exploration des dynamiques féminines de reconstruction de soi. Elles nous reviennent avec une performance singulière à partir du Tarot, 22 lames de fractures, créé et conceptualisé par Valérie Cordy et AdelAIde. Outil de dévoilement poétique et politique des violences systémiques, ce tarot est un dispositif performatif dont nous nous emparons. Il ne cherche pas à guérir, ni à consoler par des réponses individuelles. Il déplace les questions intimes pour les recadrer dans leur dimension collective, sociale, politique. Autour de cette performance, nous explorons les structures qui fabriquent le silence. Les spectateur.ice.s sont invité.e.s à poser une question — même personnelle — et le tarot répond en retournant la focale. Il met à nu les engrenages invisibles, les logiques d’effacement, les injonctions déguisées. C’est un espace où l’on cesse de se croire seul·e.

